Jean-Baptiste-Pierre Lélu, « L’Écho », Le Souvenir des Ménestrels, deuxième année, Paris : Chez l’Éditeur, au Magasin de Musique de madame Benoist, 1815.
Théophile Bayle, Meissonnier (arr.), « L’Écho », Journal de Lyre ou Guitare, Paris : Meissonnier aîné et Cie, 1818 ou 1817.
Jean-Baptiste-Pierre Lélu, « L’Écho », Romances de Mme Marceline Desbordes, mises en musique avec accompagnement de piano forte par Carulli, Lambert, Lélu et Quinebaux, Paris : Chez Lélu et F. Louis, 1819.
Alphonse Moral, « L’Écho », Trois romances, Paris : Pleyel, 1827 ; À Madame Élise Rondonneau née Foucher.
Texte du poème (selon l’édition de Marc Bertrand de 1973) :
L’ÉCHO
Tout pour l’Amour !
Chante le troubadour,
En préludant sur sa harpe sonore.
Tout pour l’Amour,
Lui répond à son tour
Une voix tendre, au déclin d’un beau jour.
Il le redit, puis il écoute encore ;
Et chaque fois il obtient en retour :
Tout pour l’Amour !
Brûlant d’amour,
Le jeune troubadour
Répète en vain ces accents pleins de charmes :
En ce séjour
Il n’a parlé d’Amour
Qu’avec l’écho des vallons d’alentour !
Espoir trompé fait couler quelques larmes...
Il n’ose plus chanter, le troubadour
Tout pour l’Amour !
Beau troubadour,
Dans un autre séjour
Porte tes vœux, tes chants, ton espérance !
Hélas ! un jour,
J’ai dit : Tout pour l’Amour,
En m’égarant aux vallons d’alentour ;
J’y chante encor l’Amour et la Constance ;
Mais l’écho seul me rapporte en retour :
Tout pour l’Amour !
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